
Dans l’écosystème européen des startups en pleine effervescence, chaque pays crée son propre environnement pour permettre aux jeunes entreprises de prospérer. Alors que la France s’enorgueillit de La French Tech, un projet ambitieux visant à mettre en lumière et à accélérer les startups françaises à l’échelle mondiale, son voisin, l’Allemagne, s’est montré tout aussi proactif dans le développement d’une culture florissante des startups. Au cœur de cet écosystème se trouve le “Bundesverband Deutsche Startups e.V.”, souvent abrégé en association allemande des startups.
Qu’est-ce que le Bundesverband Deutsche Startups ?
Fondé en 2012 et basé à Berlin, le Bundesverband Deutsche Startups est le groupe de défense des startups allemandes. Sa mission première ? Représenter les intérêts des startups allemandes auprès du monde politique, des entreprises établies et du grand public. L’objectif principal de l’association est de faire de l’Allemagne et de l’Europe des centres plus favorables aux fondateurs, et ce en facilitant le dialogue entre les startups, les entreprises expérimentées et les politiciens.
Une brève histoire
L’association est née des efforts collectifs des membres du conseil d’administration fondateur tels que Florian Nöll, Thomas Bachem et David Hanf, entre autres. Leur motivation était claire : créer une voix politique pour les startups en Allemagne. Cette nécessité est devenue particulièrement évidente lorsque le Bundesrat a proposé une “loi anti-ange” qui imposerait les dividendes distribués – une décision politique qui aurait pu freiner la croissance des jeunes entreprises.
Structure et sensibilisation
Aujourd’hui, l’association compte environ 1 200 entreprises membres et 36 initiatives de création d’entreprises par des étudiants, offrant ainsi une plateforme à la prochaine génération d’entrepreneurs. L’association ne se limite pas à Berlin : elle est présente dans tout le pays, répartie en 16 groupes régionaux, ce qui permet aux startups de tout le pays de bénéficier de ses initiatives.
Leadership
Après près de quatre ans à la tête du Bundesverband Deutsche Startups, Christian Miele a décidé de ne pas se représenter à la fonction honorifique de président. Verena Pausder, chef d’entreprise de renom, devrait lui succéder et se présenter à l’élection lors de la prochaine assemblée des membres d’ici la fin de l’année. Mme Pausder, figure emblématique de la scène des start-ups, est soutenue par Miele, qui estime qu’avec sa grande expérience et son vaste réseau, elle est la personne idéale pour occuper ce poste. Sous le mandat de M. Miele, l’association a connu des avancées significatives, rendant les startups plus visibles que jamais dans le discours public et la politique. M. Pausder a l’intention de poursuivre cette trajectoire et d’insuffler un nouvel élan au paysage économique de l’Allemagne.
Réalisations et plaidoyer
Tout au long de son existence, le Bundesverband Deutsche Startups a remporté d’importantes victoires politiques. Elle a réussi à contrer la législation “Anti-Angel” susmentionnée et a joué un rôle déterminant dans l’introduction du segment de marché “Scale” pour les start-ups à la Bourse allemande. En outre, l’association a activement défendu les avantages juridiques et fiscaux liés à la participation des salariés, estimant que ces derniers doivent participer au succès qu’ils ont contribué à créer.
Quel est le rapport avec les startups françaises ?
Pour les startups françaises qui souhaitent se développer ou collaborer en Allemagne, il est essentiel de comprendre le rôle du Bundesverband Deutsche Startups. Tout comme La French Tech crée un environnement propice aux startups en France, la German Startup Association est la force directrice des startups en Allemagne. En profitant des ressources, des réseaux et des efforts de promotion de cette association, les startups françaises peuvent naviguer plus efficacement sur le marché allemand.
En outre, la reconnaissance des initiatives de ces associations permet des collaborations transfrontalières. La France et l’Allemagne sont toutes deux des puissances sur la scène européenne des startups, et la collaboration encouragée par des entités telles que La French Tech et Bundesverband Deutsche Startups peut ouvrir la voie à un écosystème européen de startups plus interconnecté et plus robuste.
Le Deutscher Startup Monitor (DSM)
La publication annuelle du Deutscher Startup Monitor (DSM) fait partie intégrante de l’engagement du Bundesverband Deutsche Startups à comprendre et à améliorer l’écosystème des startups. Ce rapport complet fournit des informations approfondies sur l’état de la scène allemande des startups. Couvrant divers sujets tels que les dynamiques de financement, les répartitions régionales, les modèles d’entreprise et les défis auxquels sont confrontées les start-ups, le DSM est une référence incontournable pour les décideurs politiques, les investisseurs et les entrepreneurs. En rassemblant des données provenant de milliers de startups, il offre une vue d’ensemble des tendances actuelles, des défis et des domaines de croissance au sein du paysage allemand des startups. Pour les acteurs internationaux, y compris les entrepreneurs français, le DSM est une ressource inestimable pour comprendre la dynamique évolutive de l’écosystème des startups allemandes, garantissant qu’ils sont bien préparés pour s’engager et réussir sur ce marché dynamique.
En conclusion
Le Bundesverband Deutsche Startups e.V. est plus qu’un simple groupe de défense. C’est un témoignage de l’engagement de l’Allemagne à favoriser un écosystème de startups dynamique. Pour les startups et les entrepreneurs français, s’aligner sur ces organisations peut débloquer une pléthore d’opportunités sur le marché allemand et au-delà.
